Foire aux questions (FAQ)

Keel Infrastructure souhaite maintenir un dialogue avec la communauté tout au long du projet. La foire aux questions sera mise à jour régulièrement afin de répondre aux questions les plus fréquemment soulevées.

Pour toute question non répondue, il est aussi possible de communiquer par courriel avec notre équipe.

1.0

Le projet

Un centre de données est une infrastructure spécialisée qui permet d’héberger, de traiter et de protéger de grandes quantités d’informations numériques. Chaque fois que nous utilisons Internet, des services infonuagiques, des outils d’intelligence artificielle ou certaines applications professionnelles, des centres de données sont sollicités pour stocker ou traiter ces données.

Ces infrastructures sont devenues essentielles au fonctionnement de l’économie moderne. Elles soutiennent notamment les services numériques utilisés par les entreprises, les organisations publiques et les citoyens au quotidien.

Sherbrooke n’est pas un choix récent pour Keel Infrastructure. L’entreprise est présente dans la région depuis 2018 et y exploite déjà des infrastructures numériques. Cette présence a permis à l’équipe de bien connaître le milieu, ses acteurs et ses atouts.

La ville possède plusieurs caractéristiques qui en font un emplacement particulièrement intéressant pour un projet de centre de données de nouvelle génération. Elle bénéficie notamment d’un accès à une énergie fiable, d’une main-d’œuvre qualifiée, d’établissements d’enseignement reconnus et d’un environnement favorable au développement de projets technologiques et innovants.

Le projet est envisagé dans le secteur industriel de Sherbrooke, à proximité du boulevard Industriel et du boulevard de Portland. Le nouveau site à l’étude est enclavé entre des bâtiments existants et se trouve dans un secteur déjà voué à des activités industrielles. Il est situé à proximité d’infrastructures existantes, dont les sites actuellement exploités par Keel Infrastructure et le poste Orford d’Hydro-Sherbrooke.

Non. Le projet ne consiste pas à ajouter plusieurs nouveaux centres de données à Sherbrooke ou à accroître considérablement les activités de Keel Infrastructure dans la région. Il vise plutôt à regrouper dans une seule installation moderne les activités actuellement réparties dans trois sites déjà exploités par l’entreprise à Sherbrooke, sans demande d’énergie additionnelle.

En termes de consommation d’énergie, Keel Infrastructure utilise 96 mégawatts à Sherbrooke, alors que les projets de centres de données actuellement en développement en Amérique du Nord sont de plusieurs centaines de mégawatts, certains allant au-delà des 1000 mégawatts. Il faut cependant faire attention en comparant ces autres projets puisque chaque projet a des caractéristiques uniques.

Le projet en est actuellement à une étape préliminaire de développement. Au cours des prochains mois, Keel Infrastructure poursuivra notamment la réalisation des études environnementales et techniques ainsi que les analyses liées au bruit, aux infrastructures et aux services municipaux.

Ces démarches permettront de mieux documenter le projet et d’informer la population sur celui-ci en plus d’éclairer les décisions qui seront prises dans les prochaines étapes de son développement. Les autorisations requises seront ensuite demandées : autorisation du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie pour le regroupement des abonnements électriques existants, permis de construction et autorisation d’usage conditionnel de la Ville de Sherbrooke, puis autorisations du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

2.0

L'environnement

Le centre de données envisagé utiliserait la capacité électrique de 96 mégawatts déjà attribuée aux installations actuelles de Keel Infrastructure à Sherbrooke. Le projet ne nécessiterait donc pas de nouvelle allocation d’électricité et n’ajouterait aucune pression supplémentaire sur le réseau électrique.

Les installations actuellement exploitées par Keel Infrastructure à Sherbrooke demeureraient en activité pendant la période de transition. Le nouveau centre de données entrerait progressivement en fonction à compter de la fin de 2028 et les activités y seraient transférées graduellement. En aucun cas, la puissance totale utilisée ne dépasserait 96 mégawatts.

Non. L’eau potable ne constituerait pas la base du fonctionnement du centre de données envisagé. Le système de refroidissement prévu fonctionnerait en circuit fermé, ce qui réduirait considérablement les besoins en eau potable (toilettes et lavage).

Le système de refroidissement actuellement prévu fonctionnerait en circuit fermé, à l’aide d’eau distillée et de glycol. Cette technologie permet de réutiliser continuellement le même liquide de refroidissement. L’eau distillée nécessaire au remplissage du système serait livrée par citerne, et non prélevée dans le réseau d’aqueduc municipal. Une consommation d’eau courante demeurerait nécessaire pour les besoins des employés présents sur le site, comme dans toute autre industrie.

Le glycol serait confiné dans un circuit fermé et scellé, sans contact avec le réseau d’aqueduc ni avec les cours d’eau. Les installations seraient conçues avec des dispositifs de confinement et feraient l’objet des autorisations environnementales requises, le cas échéant, qui encadrent notamment la manipulation et l’entreposage de ce type de liquide.

Oui. L’environnement sonore fait partie des enjeux analysés dès les premières étapes du projet. Une étude d’impact sonore complète serait réalisée afin d’évaluer les impacts potentiels du projet sur le voisinage.

Cette démarche comprendra notamment des mesures sonores de longue durée ainsi qu’un programme de surveillance pouvant s’étendre sur une période allant jusqu’à 24 mois. Les résultats permettront d’identifier, au besoin, les mesures d’atténuation appropriées afin de respecter les normes applicables et d’assurer une bonne intégration du projet.

Les génératrices seraient utilisées dans deux situations. D’une part, en cas de panne ou d’interruption du réseau, afin d’assurer la continuité des opérations. D’autre part, entre le 1er décembre et le 31 mars, pour soutenir le réseau d’Hydro-Sherbrooke en période de pointe, à concurrence d’un maximum de 200 heures par hiver, conformément à la convention adoptée par le conseil municipal le 7 juillet 2026. S’y ajouteraient des essais et des entretiens périodiques. Les équipements envisagés répondraient à la norme d’émissions la plus récente applicable à ce type de moteur (Tier 4 Final / Stage V).

Oui. Comme tout projet d’envergure, le centre de données ferait l’objet des processus d’autorisation requis par les autorités compétentes pour sa construction et son exploitation.

Le projet est envisagé sur un terrain enclavé par d’autres bâtiments et situé dans un secteur déjà destiné aux activités industrielles. Le terrain serait à proximité d’infrastructures existantes, dont les installations actuellement exploitées par Keel Infrastructure et le poste Orford d’Hydro-Sherbrooke.

3.0

Les impacts économiques

Le nombre exact d’emplois qui seraient créés dans le cadre du projet sera confirmé à mesure que sa conception et les différentes études progresseront. Le projet représenterait un investissement privé majeur pour la région et il générerait des retombées économiques directes et indirectes pour Sherbrooke et l’Estrie.

Des emplois à différentes étapes de son développement seraient créés, notamment pendant les phases de planification, de construction et d’exploitation. Le projet contribuerait également à créer des occasions d’affaires pour plusieurs entreprises et fournisseurs de la région.

Le projet contribuerait à renforcer le positionnement de Sherbrooke comme pôle d’innovation, de technologies avancées et d’intelligence artificielle. Keel Infrastructure est présente à Sherbrooke depuis 2018 et considère que la ville possède plusieurs atouts pour accueillir ce type d’infrastructure.

Au-delà des investissements et des emplois, Keel Infrastructure contribue déjà à l’économie locale par ses activités à Sherbrooke. Des documents récents font état que les revenus nets générés par la vente d’électricité aux centres de données et de cryptomonnaies représentent près de 18 millions de dollars par année pour la Ville, soit l’équivalent d’une hausse de taxe de près de 7 % (La Tribune, juillet 2026).

Oui. Keel Infrastructure fait déjà affaire avec des entreprises et des fournisseurs d’ici. Les mandats d’ingénierie, de gestion de projet et de services techniques liés au développement du projet ont été confiés à des firmes québécoises, et l’entreprise s’approvisionne déjà localement pour l’exploitation de ses installations sherbrookoises. Keel Infrastructure souhaite continuer de travailler avec les entreprises de la région lorsque cela est possible et pertinent pour les besoins du projet. À mesure que le développement du projet progressera, différentes occasions d’affaires pourraient être offertes à des fournisseurs, professionnels, entrepreneurs et entreprises de Sherbrooke et de l’Estrie.

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